enfin une bonne nouvelle en ces temps de désespoir !!
L'Eglise renonce aux "limbes" pour les enfants morts sans baptême
LE MONDE | 23.04.07 | 12h20 • Mis à jour le 23.04.07 | 12h20
es Limbes" : tel était le titre que voulait donner Charles Baudelaire à ses Fleurs du mal. Ce mot désigne l'espace mythique au-delà du bien et du mal, ce morceau de l'enfer éternel qui serait réservé aux enfants morts sans baptême, ni élus ni damnés. Mais ce qui était hier, pour les uns, un article de foi, pour les autres, une fable terrifiante, a été aboli, vendredi 20 avril, par le VaticanDans un document de sa commission théologique internationale, l'Eglise estime qu'il existe désormais "des bases sérieuses pour espérer que, lorsqu'ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés". Elle veut en finir "avec des métaphores qui ne rendent plus adéquat le message d'espérance de la religion chrétienne".
La question remontait à l'origine du christianisme : si l'on admet que seuls les hommes baptisés sont sauvés et que tous les autres sont damnés, quel est le sort des enfants morts sans baptême ? Elle avait été tranchée au IVe siècle par saint Augustin : ces enfants innocents, mais encore "souillés" par le péché originel, sont accueillis dans ce lieu intermédiaire entre l'enfer et le paradis, appelé "limbes".
LOURD HÉRITAGE
Augustin était convaincu que l'humanité pécheresse depuis la faute d'Adam et Eve ne pouvait être rachetée que par la seule "grâce" de Dieu donnée par la foi et le baptême. On sait combien, jusqu'aux protestants et aux jansénistes, cette idée a labouré les consciences occidentales. Terrible verdict, en effet, que celui des limbes. L'agnostique Albert Camus, né comme Augustin sur la terre algérienne, disait qu'il ne pardonnerait jamais à l'auteur des Confessions d'être le "père" du péché originel, de la culpabilité des innocents et de la "damnation des enfants morts sans baptême".
Que faire d'un si lourd héritage défendu, du Moyen Age jusqu'au XXe siècle, par une Eglise manipulatrice, trop contente de faire peser la menace des limbes pour inciter les parents à faire baptiser au plus vite leurs enfants ? Sur ce point, sa réflexion théologique est enfin passée de l'intransigeance dogmatique à la miséricorde. Elle ne renonce pas au péché originel, encore moins au passage obligé par le baptême pour obtenir le salut éternel. Mais elle admet désormais que les enfants, sans possibilité de choix ni responsabilité, seront sauvés.
Henri Tincq
Article paru dans l'édition du 24.04.07
Alors ça, c'est extraordinaire ! L'Eglise reconnait s'etre trompée !!!! L"Eglise reconnait qu'elle ne détient pas la vérité absolue !!!!
Mais puisque finalement les limbes n'existent pas, peut etre que l'enfer non plus? Je suis bien contente, moi qui n'avait jamais compris comment les valeurs professées par la religion catholique - pardon, miséricorde, bonté de dieu - étaient réconciliables avec l'idée d'un enfer éternel sans possibilité de rédemption...
Il reste encore l'épisode du sacrifice de son fils par Abraham qui me chagrine : l'idée de récompenser ainsi une obéissance aveugle à un être supérieur, fut-il dieu lui-même, me semble comment dire, immature. Mais en plus, qu'un père soit pret à sacrifier son propre fils, ah ça non, c'est une attitude déplorable. Il etait pret à tuer dans l'ignorance totale de ce qu'il allait advenir d'Isaac : ça s'appelle Infanticide ça si je ne m'abuse, il n'y a guère de crime plus horrible.
Bref, si ce chapitre pouvait être supprimée de la bible, les chétiens ne s'en porteraient pas plus mal.
Sur ces bonnes paroles, amen et retournons à des considérations plue terre à terre, du genre, voyons, l'avenir de la France?
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