Il faut dire que je connais très très bien ce grand et gros monsieur....pas plus tard que cet hiver, à Tokyo, pendant que ce feignant de guigui faisait la sieste à l'hotel, moi je me cultivais en regardant la télé. Et comme la télé jap, c'est une vraie calamité (entre jeux débiles dignes du bigdil et soap à 2 balles dignes de Helene et les garçons, le choix est restreint!), lorsque je suis tombée sur un reportage, meme si c'était en japonais, sur un sujet qui ne m'intéressait pas, et sur lequel je ne connais rien, et bien j'ai regardé. Et il se trouve que c'était tout à fait intéressant : il s'agissait justement de suivre ce monsieur, que je pensais jap mais qui semble etre mongol, pendant ses vacances avec les autres sumo.
Alors ils se baladent presque exclusivement en yukata et soques en bois, et toujours avec une chouette coiffure (queue de cheval sur cheveux graissés), ils sont vénérés partout ou ils se rendent, ils aiment se détdnre dans des onsen, voyagent en bus spécialement aménagé, et ils mangent beaucoup.
Et ils s'entrainent enormément bien sur.
vendredi 23 février 2007, 15h14
Le n°1 du sumo, le Mongol Asashoryu, accusé de tricherie, porte plainte TOKYO (AFP) - Le numéro un du sumo, le Mongol Asashoryu, un des plus grands champions de la lutte traditionnelle japonaise, a porté plainte vendredi pour diffamation contre un hebdomadaire populaire nippon après avoir été accusé de tricherie.
L'Association japonaise de sumo, ainsi que 17 lutteurs, dont Asashoryu, réclament 43 millions de yens (270.000 euros) de dommages-intérêts au plus grand éditeur japonais, Kodansha Ltd, à la direction de l'hebdomadaire Shukan Gendai, qui a porté les accusations, et à l'auteur de l'article, un journaliste indépendant. Asashoryu ("dragon bleu du matin" en japonais), qui vient de remporter brillamment son 20e tournoi professionnel, est le plus célèbre "sumotori" du
Japon.
Il a nié farouchement les allégations du magazine, tout comme son entraîneur et plusieurs autres lutteurs professionnels qui ont été aussi interrogés par les autorités du sport. Selon le Shukan Gendai, Asashoryu, 26 ans, de son vrai nom Dolgorsuren Dagvadorj, a acheté 11 des 15 combats du grand tournoi d'automne, en novembre, pour empocher son 19e trophée professionnel.
Chacune de ses victoires prétendument truquées aurait été monnayée plusieurs centaines de milliers de yens, poursuit le magazine. Lutteur impétueux, voire irascible, Asashoryu est le plus grand combattant de sumo étranger de tous les temps. Il a été reçu jeudi à l'Elysée par le président français Jacques Chirac, un grand fan de sumo et qui connaît personnellement le champion mongol. Asashoryu est devenu en 2005 le premier combattant de l'histoire à remporter la même année les six grands tournois qui composent la saison professionnelle de sumo. Originaire d'Oulan Bator, il est le cinquième enfant d'une famille qui s'est dédiée à la lutte. Trois de ses frères pratiquent ce sport de combat en Mongolie. Repéré par le proviseur d'un lycée japonais, Asashoryu a débarqué en 1997 au Japon où il a effectué ses débuts professionnels deux ans plus tard. Depuis, il n'a cessé de gravir les échelons de la hiérarchie: il a été le premier Mongol à atteindre le pinacle du sumo en décrochant en 2003 le titre de "yokozuna" (champion suprême). Réputé pour sa vélocité, Asashoryu est relativement moins corpulent (145 kilos pour 1,85 m) que ses concurrents. Son caractère belliqueux lui a attiré l'antipathie du très conservateur monde du sumo --lutte qui remonte à 2000 ans-- mais aussi des fans japonais habitués à l'apparente bonhomie et à la force tranquille des grands lutteurs. Certains de ses détracteurs ont été jusqu'à attribuer ses victoires au faible niveau de ses adversaires. Ce n'est certes pas la première fois que le sumo est éclaboussé par des accusations de corruption ou de dopage, souvent portées par d'anciens lutteurs. Aujourd'hui, le Japon compte dans ses rangs de plus en plus de lutteurs d'origine étrangère, une soixantaine, dont quelque 35 Mongols, ce qui passe mal auprès de certains Japonais qui déplorent le déclin de cette spécialité nationale.