Nippon Travel Story 1 : Aioi, Kyoto
Tiens, mais au fait, voila plus d’un mois que je suis de retour, et je m’aperçois que je n’ai pas fait de compte rendu de mes vacances !
Qu’à cela ne tienne, je prends le taureau par les corne et ding dang dong, me voici me voila, j’arrive, j’arrive…..(au fait, ça n’a rien à voir à part que ça parle de cornes, mais je voulais faire partager à tous mon coup de cœur pour la chanson de thomas Fersen, La chapelle de la joie….j’adore ! et si si, je vous assure que ça parle de cornes…)
Bref, allons y, au Pays du Soleil Levant.
Arrivée à Aioi
Bon, toujours rien à y faire, le super resto de Yakiniku a fermé, et pas grand-chose à se mettre sous la dent au « tout à 100 yens » sauf quelques trucs bien kitsch trop choupinou – mais je n’en dirai pas plus, car ce sont des cadeaux !
Il fait chaud, très chaud, il fait humide, très humide…
Le soir, direction un petit village du coin pour assister à un festival, avec feu d’artifice. Si vous suivez, les festivals, c’est un des trucs que j’aime le plus au Japon ! J’ai gouté les Takoyaki ce soir la, ben en fait c’est tout mou alors que je m’attendais à un truc bien croustillant… beurk, pas bon. Puis ballade sur la plage….ah non, en fait ça pue trop la vase, impossible de faire plus de 10 mètres en direction de la mer sans être pris d’une envie de vomir tous les trucs bizarres avalés et la pint de bière que vous vous êtes enfilés….du reste, je tiens à dire ceci : que les français qui passent plus de 2 ans au Japon finissent pas complètement oublier ce que c’est qu’une plage. Je veux dire, en France, nous avons tout de même les criques de Méditerranée, ou les immenses plages de sable fin de l’Atlantique, ça, se sont des plages peuchère ! Alors nous annoncer que la plage de ce village est sympa, diable ! La dernière fois, le même nous avait aussi conseillé une soit disant super balade à vélo le long de la mer. En fait de plage, en 2h, nous n’avons vu que des usines. Des usines d’industrie lourde j’entends, avec bruit de broyage, cheminées immenses qui fument et tout le tintouin, le genre de truc qu’on voyait pendant la révolution industrielle, le genre de truc qui a quasi disparu de notre chère contrée. Bref, le Japon et la playa, ça ne fait pas bon ménage.
Kyoto
Le lendemain, en 2h de train, nous voila à Kyoto. Au programme : Arashiyama, le Nord Est. Superbe, comme toujours à Kyoto ! les bambous, les temples merveilleux, le petit chemin qui serpente doucement dans les collines, un délice. Et pis en plus, j’ai gouté les tempura Udon , hummm, super bon !
La rivière Hozugawa forme un petit lac très sympathique, avec les montagnes en arrière plan. Et une belle jeune fille devant !
Le fameux pont Tsugestukyo
Le temple Adashimo Nembutsuji (化野念仏寺)
Ce temple porte aussi le nom de temple bouddhique du champ hanté. Pendant très longtemps ce champ était considéré comme une décharge de cadavres, ce qui a permis à Kukai de créer un temple pour sauver les âmes des défunts. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, des milliers de petits bouddhas en pierre ornaient les tombes et devaient attendre Amida dont la pitié dans l'autre monde devait être invoquée. Dans la nuit du 23 Aout à lieu ici le Jizo Bon, petit festival qui veut que les milliers de statuettes de bouddhas soient ornées d'une chandelle, pour séduire les âmes abandonnées et les reconduire vers un monde meilleur.


De petits jizos sur le bord d'un chemin- J'adore ces petites statuettes, ici de 30 cm de haut : ne sont elles pas adorables?
au détour d'un chemin.....


Des paravents absoluement magnifiques, au sein du temple Daikaku ji
Les tempura udon évoqués : admirez le bol, superbe n'est ce pas?
Et voici le resto, bel effort de déco - l'art du détail, le réchaud au centre de la table pour les longues soirées d'hiver. Mais nous sommes en été, nous aurons donc droit à du thé froid servi aussitôt, voyez le jeune homme a chaud !
Puis un petit tour à Gion avant que les boutiques ferment – sachant qu’au Japon, à 18h, tout est mort. On a croisé un groupe de français, qui mitraillait des japonaises en yukata, les prenant pour des geishas : trop cons ! En plus ils étaient moches leur yukata….on s’est vite éclipsés, de peur qu’on nous prenne pour des français ! En fait de geishas, mis à part les deux jap déguisées croisées à Arashiyama, on n’en a pas vu une seule. M’enfin, bien que « fausses », ça rend bien en photo, si l’on prend soin de les cadrer de manière à ce que leur appareil photo à elles n’apparaissent pas sur votre photo à vous. La preuve en image !
Alors, elles sont belles quand même, nos fausses geishas non?