Revue de presse : insolite ou remarquable

Lundi 27 novembre 2006

En attendant la suite de prison break, un fait divers intéressant. Wentworth, prends'en de la graine!

(vu dans yahoo)

"Un prévenu s'évade d'une prison sud-africaine en s'enduisant de vaseline

JOHANNESBURG (AFP) - La police sud-africaine était sur les dents lundi après l'évasion de l'un des criminels les plus dangereux du pays, qui s'est glissé hors de sa cellule d'une prison de haute sécurité en s'enduisant le corps de vaseline.

Ananias Mathe, arrêté récemment et dans l'attente de son procès pour 51 crimes dont meurtre, viol et vol, s'est glissé par l'étroite fenêtre de 20 cm sur 60 cm de sa cellule, à la prison C-Max de Pretoria durant le week-end.

 

Cet ancien soldat mozambicain âgé de 28 ans, qui aurait reçu un entrainement militaire poussé, est le premier prisonnier à réussir à s'évader de cette prison de haute sécurité en près de quarante ans.

 

Selon le quotidien The Pretoria News, le prisonnier dont les pieds et les mains étaient enchainés, s'est enduit de vaseline avant de briser deux barres en fer de son lit et de s'en servir pour se glisser entre les barreaux de la fenêtre. S'aidant d'une autre barre tordue en crochet, il est descendu le long du mur d'enceinte en utilisant ses vêtements et ses draps comme corde.

 

Il a même trouvé le temps de laisser un mot d'adieu aux autorités en inscrivant "F... you" ("Allez vous faire e...") sur le mur durant sa descente. "

 

 

Par Mandy
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Mercredi 6 décembre 2006

Vous avez lu "Mars la Rouge" de Kim Stanley Robinson (sur la colonisation de Mars) ? Bientot on y sera !

Vu dans le monde de hier :

Washington veut baser des astronautes sur la Lune vers 2020

Dévoilant son ambitieux programme d'exploration humaine du système solaire, l'Agence spatiale américaine (NASA) a annoncé, lundi 4 décembre, qu'elle envisageait d'établir une base permanente sur la Lune autour de 2020. Cette petite colonie, qui devrait être implantée sur un des pôles, doit constituer un avant-poste pour les astronautes en route vers Mars.

 
Selon ce projet, c'est d'abord un équipage de quatre personnes, se relayant pour des séjours d'une semaine, qui  devrait habiter cette base. Lorsque les modules d'habitation et la fourniture d'électricité le permettront, les missions seront alors prolongées pour durer jusqu'à 180 jours et préparer les voyages vers Mars. Cette colonie lunaire servira d'avant-poste scientifique, en permettant notamment d'extraire de l'hydrogène et de l'oxygène afin de produire de l'eau et du carburant destinés aux moteurs de fusée.

CONDITIONS FAVORABLES AUX PÔLES LUNAIRES

Shana Dale, l'administratrice adjointe de la NASA, a indiqué que "les conditions aux pôles lunaires paraissaient plus favorables" que celles dans les régions équatoriales. Le pôle sud, en particulier, jouit d'une longue exposition solaire, idéale pour produire de l'électricité. Les températures sont aussi plus uniformes aux pôles.

"Cette stratégie permettra aux pays intéressés par ce projet d'optimiser leurs ressources financières et techniques, contribuant ainsi à coordonner l'effort qui nous propulsera dans ce nouvel âge de découverte et d'exploration", a également déclaré, lundi, Mme Dale. Le projet de l'agence a été dévoilé après des consultations avec un millier d'experts de treize agences spatiales dans le monde ainsi qu'avec des entreprises privées. La NASA recherche des partenaires internationaux pour financer cette mission.

Le président George Bush avait dévoilé, en 2004, son projet d'exploration de l'espace : les Etats-Unis prévoient de renvoyer des astronautes sur la Lune et, au-delà, de partir à la conquête de Mars. Apollo, la dernière mission habitée effectuée sur la Lune par les Américains, remonte à 1972

 

Par Mandy
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Mercredi 6 décembre 2006

Bon, ben c'est officiel, JE SUIS RICHE !!! Non, je n'ai pas gagné au loto, non, je n'ai pas eu d'augmentation et non, je n'ai pas touché d'héritage. En fait, je n'ai pas plus d'argent qu'hier. Et pourtant, je fais partie des 50% les plus riches de la planète. Sans commentaire....

Article vu dans Libération d'aujourd'hui :

2 200 dollars pour être dans la moitié riche de la planète
L'ONU publie l'étude la plus exhaustive sur le patrimoine des particuliers.
Par Christian LOSSON
QUOTIDIEN : mercredi 6 décembre 2006
 
Inégalitaire, la planète ? Non, indécemment inégalitaire : 2 % de l'humanité détiennent 50 % des richesses sur le globe, quand 50 % n'en détiennent que 1 %. On peut continuer : 1 % des plus riches possèdent 40 % des biens mondiaux. C'est ce que révèle une étude ­ la plus exhaustive jamais réalisée sur le patrimoine des particuliers ­ de l'Institut mondial de recherche sur l'économie du développement de l'université des Nations unies (UNU-Wider), basée à Helsinki. Et encore s'agit-il d'un constat fondé sur des chiffres de 2000. «On n'avait pas la possibilité de travailler sur des chiffres postérieurs, trop incomplets pays par pays, explique Anthony Shorrocks, directeur de l'université. Mais cela montre que les inégalités de patrimoine sont encore plus grandes que les inégalités de revenus» (1).
 
Doux pléonasme. Le village global compte de plus en plus de châteaux et de bidonvilles. Et comme le note le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) dans son dernier rapport, la mondialisation n'est pas «cette marée montante qui soulève tous les bateaux», chère à Kennedy... Selon l'UNU-Wider, 25 % des 10 % de personnes les plus riches vivent aux Etats-Unis, 20 % au Japon, 8 % en Allemagne, 7 % en Italie, 6 % en Grande-Bretagne et 4 % en France et en Espagne. Cela fait-il de la France un pays moins inégalitaire que les autres ? Non, car la concentration du patrimoine y est impressionnante. Les 10 % de Français les plus riches squattent 61 % de la richesse nationale. Médaille d'argent de l'inégalité patrimoniale, derrière les Etats-Unis (70 %) mais devant la Grande-Bretagne (56 %) ! De plus, quand on se penche sur la répartition entre les 1 % les plus riches dans le monde (catégorie par ailleurs très disparate), notons que la France en compte 5 %...
 
«Prospère». Selon l'étude, un patrimoine personnel de 2 200 dollars ou plus permet de faire partie des 50 % les plus riches au monde ; 61 000 suffisent pour figurer chez les 10 % les plus nantis et 500 000 dollars pour être dans le club des 1 % les plus friqués, soit 37 millions de personnes. «Un chiffre qui ne prend pas en compte l'explosion de l'immobilier, mais ne change rien dans le constat», reconnaît Anthony Shorrocks. Un chiffre à mettre en parallèle avec celui du rapport 2005 du Pnud, qui assure que «le patrimoine des 15 plus riches de la planète dépasse le PIB total de l'Afrique subsaharienne». Ou que «les avoirs des 84 personnes les plus riches surpassent le PIB de la Chine» (1,3 milliard d'habitants).
Et l'avenir ? Pas question de l'insulter, assure Shorrocks. «Nous ne spéculons pas et nous partons de la réalité, des chiffres, d'enquêtes, d'études.» Un rapport publié lundi par The Economist Intelligence Unit, pour le compte de la division richesse de la banque Barclays, voit l'avenir en rose pour les plus dollarisés. «Rarement il y a eu période aussi prospère» pour les riches... Et pour les plus riches des pays riches. D'ici à 2016, le nombre de millionnaires pourrait plus que doubler dans les pays du G7. Un bond de + 158 %, soit 16,3 millions de millionnaires, contre 6,3 actuellement.
 
Immobilier. La France verrait, elle, son nombre de riches passer de 234 000 aujourd'hui à 611 000. Immobilier non compris, bien sûr. Si on inclut l'envol de plus de 100 % de ses prix sur dix ans, on compterait 2,6 millions de Français assis sur le million de dollars en 2006 et ils seraient 5,5 millions en 2016. «21 % des propriétaires français seront millionnaires en 2016, contre 25 % des Britanniques et 16 % des Américains», note l'étude. Le scénario ne tient pas compte d'un aléa : l'éclatement de la bulle immobilière. «Il ne tient compte de rien, s'agace Shorrocks. Ce genre d'étude sert surtout à la banque pour se faire de la pub.» [ Note perso: par exemple, les agriculteurs de l'ile de Re sont assujetis à l'ISF. Non pas qu'ils gagnent des millions, c'est juste qu'ils possèdent un super partrimoine foncier sous la forme de leur champs. Seulement, ça ne leur rapport rien. Et pourtant, ils doivent une fortune à l'état ! Ce genre de truc halucinant m'énerve au plus haut point...]Reste que ce genre de prospective a peut-être un (seul) mérite : montrer que la machine à produire des inégalités marche à plein. Une autre étude, publiée en juin par Merrill Lynch et Cap Gemini, avançait ainsi que «les super-riches, à la tête d'une fortune de plus de 30 milliards de dollars», étaient 85 400 en 2005, soit 10,2 % de plus qu'en 2004.
 
(1) Le patrimoine inclut les actifs (financiers, fonciers et immobiliers), moins les dettes et en tenant compte des taux de change et du pouvoir d'achat, pas les revenus (salaires, etc.).
 
Enfin, tout ça a le mérite de vous faire prendre conscience que vous n'etes pas à plaindre.
Mais bon, faut pas non plus déconner, même si les inégalités se creusent, je pense qu'on vit globalement beaucoup, mais alors beaucoup mieux que ya 2 ou 3 siècles !!! Je ne suis pas certaine que les choses empirent tant que ça au final pour les plus pauvres, par contre je veux bien croire qu'elles s'améliorent considérablement pour les plus riches. Et mécaniquement, plus les riches diviennent riches, plus les non riches s'apauvrissent de façon relative, meme si dans l'absolu ils peuvent rester stables.
Et puis, je ne sais pas trop comment ils font leur statistiques, de quoi ils tiennent compte, mais avec 2 200 dollars, on peut vivre comme un roi en Inde par exemple, où on mange super bien pour 1 euro, on où les hotels coutent peanuts, alors que par exemple au Japon, avec 2 200 $ on ne va pas bien loin.
Voila, avec ce discours, je risque de passer pour une fanatique de la mondialisation, alors que c'est tout le contraire, vive Manu Chao et Jose Bove !!!
Par Mandy
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Mardi 12 décembre 2006

Vu dans Liberation d'aujourd'hui :

Siences

Les coulées de Mars sont-elles des coulées d'eau ?
Par Sylvestre HUET
QUOTIDIEN : vendredi 8 décembre 2006

 

Avant-après : l'équipe du planétologue Michael Malin, qui exploite en priorité les images de Mars Global Surveyor (Nasa), a publié hier dans Nature l'étude d'images de mêmes lieux prises durant les sept années d'activité de la sonde qui vient de terminer sa carrière. Sur ces images, apparaît la trace indubitable de chutes de petites météorites. Outre la mesure directe du flux actuel de ces dernières, cela a permis aux planétologues de confirmer l'origine des coulées de sédiments et de liquide déjà repérées. Ce sont bien les impacts de météorites qui les déclenchent. Reste un mystère qui ne peut être tranché que par un robot ­ ou un astronaute ­ envoyé in situ : s'agit-il de glace d'eau brutalement fondue sous le choc thermique de l'impact

Par Mandy
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Mardi 12 décembre 2006

Vu dans le Monde d'aujourd'hui :

Le médiocre bilan écologique des partis au pouvoir
LE MONDE | 12.12.06 | 13h14  •  Mis à jour le 12.12.06 | 14h03
 
 
 
Le rappel tombe à point nommé. Au moment où les prétendants à l'Elysée se livrent à une surenchère de promesses électorales en matière d'environnement, l'Alliance pour la planète - une coalition regroupant les principales associations françaises de défense, dont les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, le WWF - s'est livrée à un exercice inédit : évaluer dans le détail l'action des politiques lorsqu'ils étaient aux responsabilités. Le résultat, rendu public mardi 12 décembre, est sans appel. Les "performances" des partis au pouvoir depuis 1997, notées sur 20, sont affligeantes.
L'UMP arrive bonne dernière, avec 4,5/20. Son alliée l'UDF s'en sort légèrement mieux, avec 5/20. Le PC atteint 5,5/20, tandis que le PS arrache un 6,5/20. Seuls les Verts, qui ont plus souvent défendu des positions proches des attentes des associations, en particulier lors des débats parlementaires, décrochent une note supérieure à la moyenne, mais guère flamboyante : 11/20.
"Nous ne nous attendions pas à des scores aussi mauvais,commente Jean-Philippe Teboul, l'un des porte-parole de l'Alliance. Mais ils sont mérités. Ils reflètent un véritable déficit d'action." L'idée de noter les partis est née fin 2005. "Nous sentions la montée en puissance de l'écologie dans le débat politique, explique M. Teboul. Nous voulions faire en sorte que les politiques ne se contentent pas d'en parler plus, mais que des décisions allant dans le bon sens soient prises."
Pour ce faire, les associations ont élaboré une liste de 24 mesures concrètes, qui ont servi de références, et un barème de notation. Chaque mesure a été examinée isolément. "Nous avons été les plus objectifs possible, affirme M. Teboul. Il était impossible de connaître le score final avant le terme du processus de notation."
Sur certains sujets, droite et gauche se différencient nettement. Par exemple, dans la lutte contre le réchauffement climatique, la gauche plurielle - au pouvoir entre 1997 et 2002 - s'en sort mieux grâce à l'affectation de crédits au développement des transports en commun en ville. Tandis que Gilles de Robien, ministre des transports (UDF) entre 2002 et 2005, est épinglé pour "le programme massif de relance de la construction d'autoroutes et les réductions drastiques, dès 2003, des crédits aux transports en commun". Seuls les Verts "se sont illustrés par une opposition constante" aux autoroutes.
En dehors des Verts, droite (UMP-UDF) et gauche (PS-PC) sont fréquemment renvoyées dos à dos. Elles sont par exemple sanctionnées de la même façon pour leur manque d'encouragement au développement de l'agriculture biologique, leur absence de politique de lutte contre les substances chimiques dangereuses, ou encore la faiblesse des incitations à la réduction des déchets.
Les politiques de protection des espaces naturels sont, elles aussi, sévèrement notées. "Si des lois ont été votées pour contrer ou atténuer les dégradations (pollution de l'eau, des sols, étalement urbain), elles n'ont pas été respectées ou ont été remises en question par des parlementaires", note l'Alliance. Les associations regrettent que le critère du "développement économique" soit toujours privilégié pour justifier la création d'aéroports, de ports, ou de barrages, au détriment de l'environnement.
Même tonalité sur le thème de la fiscalité écologique, aujourd'hui évoquée par les candidats. Une fiscalité prenant en compte "les coûts environnementaux, sanitaires, sociaux dans les coûts de fabrication ou de prestation de services" n'a fait partie d'aucun programme de gouvernement.
Les ONG jugent durement l'action des divers ministres de l'environnement, toutes tendances politiques confondues. Certes, "leur place dans les gouvernements leur a rarement permis d'avoir le poids nécessaire pour s'imposer", font-elles remarquer. Mais, sur ce sujet, des propositions très ambitieuses ont été formulées par les candidats aux prochaines élections. Et toutes seront à leur tour évaluées en janvier 2007.
Gaëlle Dupont
 
 
Par Mandy
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