Lundi matin, 9h, sous la pluie - arivée au bureau - code tapé sur l'interphone - porte ne voulant pas s'ouvrir....Ah, oui, on est en aout, et il n'y a personne à cette heure matinale. Je dois
attendre 9h15 pour voir enfin arriver une tête connue, qui est bien faite puisque elle a pensé à prendre sa clef. La clef des champs? Non, la clef du travail? Non plus, pas un seul dossier
à traiter, pas de travail qui m'attend, je sui inutile et payée à ne rien faire, en ce mois d'aout 2007...et en plus, il pleut...
Ah, que ne suis je restée au pays du désert aride, des volcans et des cimmes enneigées, des lamas et des alpagas, des pingouins et des lapins-écureuils, des cactus et de la brume...
Que ne suis restée la bas, au fin fond de l'hémisphère sud, au pays où tout est à l'envers, surtout les saisons.
C'était lhiver certes, mais un hiver plein de soleil.
Un hiver sec, dans les lagunes de l'Atacama, un hiver qui ne perturbe pas les flamands roses, puisqu'ils ont pris l'habitude de dormir en ne s'appuyant que sur une patte, l'autre en l'air, afin
de pouvoir, le matin venu, casser la glasse et retrouver leur liberté.
Un hiver sec, dans les villages de l'altiplano, où les habitants ont reçu un héritage des incas : les terasse de culture.
Un hiver sec, au pied des volcans du Chili, qui crachent encore fumées, lave et caillasse - mais souvent , en direction de l'Argentine voisine, ce sont donc des amis ces volcans la.
Un hiver sec, dans la vallée des cactus candélabres, qui nous observent, du haut de leur 15m, pendant que lentement, tout doucement, ils grandissent.
Un hiver sec, sur le le plateau de Tatio, le plus haut champ de geisers du monde.
Un hiver sec, dans les villes fantômes du désert.
Un hiver sec, dans la vallée de la lune, dans le sable rouge et les canons étroits, dans les pics acérés de terre ocre, et la montagne rongée par l'érosion des vents qui soufllent si fort.
Un hiver donc, qui désèche les gosiers - que le vin coule à flot, j'ai soif!
Mais un hiver humide, sur le bateau qui nous mènent aux peuples des îles et des mers, dauphins, loups des mers, pingouins, loutres, goélands et cormorans. Humide aussi, l'hiver dans le parc
naturel de Fray Jorge, où les arbres à cannelle baignent leurs racines dans les mers de nuages.
Et humide aussi, l'hiver à Santiago, l'hiver à Valparaiso....
Et oui, j'ai vu Valparaiso, ses acsenseurs et ses maisons enchevétrées dans les collines, ses couleurs, ses tableaux recouvrant les murs, ses clouleurs encore.
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par Mandy
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Chili
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