Le Blog à Mandy

 

p'ti blog à moi

jour après jour

Décembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Images aléatoires

 
Vendredi 21 décembre 2007
C’est terrible, mais après avoir quasiment sombré dans l’otaku-isme, je me suis lassée des mangas et des animés….non, ce n’est pas exactement ça, mais je ne trouve plus rien d’intéressant.
 
Peut être que je suis trop difficile, mais comme je l’ai déjà dit et répété, je n’aime pas les shojos culcul la praline, ni de manière générale les héroïnes cruches –et dieu sais qu’elles sont nombreuses, ces filles stupides en siiii gentilles que vous avez envie de frapper à mort ! 
Notez que j’ai tout de même relu Fruit Basket. Mon avis reste inchangé : pourquoi diable a t’il fallu que l’auteur rate la fin, avec tous ces couples inutiles qui se forment dans les derniers tomes ? Et surtout, pourquoi diable avait elle besoin de pondre une telle héroïne ? Car il faut bien reconnaitre, Torhu n’est pas à la hauteur dans ce manga. Elle est foirée…si conne…si niaise…si blonde… Comment voulez vous que l’histoire d’amour soit crédible ? Je veux dire, le jeune homme n’a pourtant pas l’air neuneu, lui. De quoi va-t-il discuter à l’avenir ? avec cette fille qui n’a aucune conversation ? Je suis d’accord que pour l’histoire, il fallait que l’héroïne soit un peu bonne sœur sur les bords. Mais enfin, les bonnes sœurs intelligentes, ça existe !
Moi je dis ça,  parce que c’est dommage, il y a pas mal de situations et de dialogues comiques, des personnages intéressants car ambigus, des mystères, des zolies scènes pour les fleurs bleues. Tout pour plaire. Sauf qu’au lieu d’un chef d’œuvre, on a juste un manga qui se laisse lire….
 
Je n’aime pas plus les mangas de combats, parce que les combats sur papier, rien à faire, je n’accroche pas du tout.  Même mon adoré Kenshin n’arrive pas à me convaincre…Moi, ce que j’aime, ce sont les combats esthétiques au cinéma, à la « Aniki mon frère » (D’ailleurs, il fallait que je vous dise : voila un de mes derniers coups de cœur ! Quelle histoire magnifique ! Bien sûr, certains – je ne citerai aucun nom, mais ils se reconnaitront- diront que c’est de la violence pure, ils ne verront pas combien la relation d’amitié entre deux personnages si différents est superbe, et de plus somptueusement rendue par mon nouveau maitre Takeshi Kitano, mais ces gens là ne comprennent rien, croyez moi ! ) ou à la « The Killer », les trucs filmés en ralenti, où le sang gicle en laissant de profondes trainées rouges sombres, si belles, qu’elles semblent être l’œuvre d’un peintre, où les colombes volent, où le temps s’étire, et où tout le monde meurt en tombant lentement, comme une plume qui se pose.
 
Je n’aime pas non plus les mangas fantastiques, parce que j’ai déjà lu une grande partie des chefs d’œuvres de science fiction, et que les mangas sont fort loin d’égaler ne serait ce que le plus pitoyable des prix Nebula (au hasard, tenez, Quantum Rose, de C Asaro, déjà évoqué sur ce blog, cette merdouille pseudo philosophique, pseudo hard science, pseudo hippie, pseudo romance parfumée, bref, ce truc qui pue le Harlequin collection fantastique).
Car le fantastique exclue toute médiocrité. Un histoire médiocre qui se déroulerait à Tokyo, sera nulle, point. Une histoire médiocre qui se déroulerait dans le futur, ou qui serait basée sur un héros qui a des pouvoirs, serait carrément à se rouler par terre de rire !
Evidemment quoi, contrairement à ce que les ignares pensent, le fantastique (science fiction, fantasy, ou juste fantastique) est un genre littéraire à part entière…. Bien entendu, l’histoire est fondamentale, puisque l’on reste dans le roman.  Mais un bon fond ne fait pas tout, la forme compte aussi énormément. Et la forme, ça peut être le style littéraire, ça peut aussi être le dessin du mangaka, ou de l’auteur de BD.
Et oui, ça fait fort longtemps que nos auteurs français et belges sont au top dans ce domaine : Throrghal, le vagabond des limbes, la Caste des Meta barons, ou encore Balade au bout du monde, voila quelques BD entrées au Panthéon du Génialissime. ..
 
Bref, avec tout ça, j’ai du mal à trouver mon bonheur. Le critère du best seller a été tenté, et rejeté. Tout n’est pas bon qui se vend bien. Ma foi, j’aurais pu m’en douter.
 
Mes longues soirées d’hiver sont bien tristes sans ces petits bouts de Japon….dieu merci, il y a l’Amérique. Et ses séries géniales. Vive l'Amérique !
Vendredi 21 décembre 2007
Plus qu'une petite heure, et c'est les vacances ! Une semaine bien méritée en plus....
Tout va bien, j'ai terminé mon boulot urgent, j'ai rangé mon bureau, j'ai acheté tous les cadreaux. Sauf un, mais ce n'est pas par mauvaise volonté vous savez. C'est juste que j'y suis allée, seulement vu le monde, je me suis enfuie.
Donc il va faloir que j'y ritourne demain. Samedi. Le dernier week end avant Noël. Mauvais calcul non?
Mais que voulez vous, quand on aime, on ne compte pas. 

Allez, sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël !
Vendredi 14 décembre 2007
Je n'ai hélas pas le talent de Thom thom pour la langue française (vous savez, le Golb?). En même temps, on peut aussi écrire de façon remarquable, et avoir des gouts de chiotte en littérature, ce qui semble être le cas puisque ce monsieur est spécialisé en Philip Roth. Auteur dont je n'ai personnellement jamais pu terminer aucun livre. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé ! Avec "la tache"et "the dying animal" dans un premie temps. Puis avec "the plot against america" qu'on m'avait pourtant conseillé comme "le bouquin qui réconcilie avec Philip Roth". Rien n'y a fait, je me suis autant ennuyé avec celui-ci qu'avec les deux autres. Je n'aime pas son style, je le trouve super chiant, et j'ai le droit dabord.

Bon, malgré mon manque de talent, je vais vous parler du dernier livre que j'ai lu. Re-lu serait dailleurs un terme plus précis, puisque je l'ai lu trois fois, avec toujours autant de bonheur. 

Luis Sepulveda, ou le Don du comteur.

torero.jpg

Si thomthom a "le don de l'écriture d'un blog"  (ne rigolez pas, c'est un don remarquable que j'envie beaucoup), ces chiliens, vraiment, ont un autre don incroyable : le don du conteur. Et croyez moi, ce don la, je l'envie encore plus.....
Car Luis Sepulveda, comme I Allende, sont des auteurs que j’apprécie, pas seulement pour le message qu’ils transmettent dans leurs œuvres (engagement politique, dénonciation de la dictature, teinté d’écologie pour L Sepulveda) mais pour leur manière fabuleuse de raconter une histoire. C’est extraordinaire, en quelques lignes, chaque personnage prend vie, l’écriture nous donne l’impression que l’auteur a percé l’essence de leur âme et réussi l’exploit de la résumer en une seule page. Si court, mais pourtant, si profond…. Alors oui, ces personnages qui naissent sous nos yeux, on les suit avec passion dans leurs aventures et mésaventures, et on y croit.
Et puis, la seconde partie du livre se déroule en Patagonie, le bout du monde, et ça fait rêver. Sauf qu’il a l’air d’y faire drôlement frisquet, dans cette mythique terre de feu. Mais les ambiances bout du monde, moi j’aime. Enfin, je crois. Je ne l’ai après tout ressentie que deux fois dans ma vie, cette fausse impression d’être arrivé au terme du voyage, de ne pas pouvoir aller plus loin, car après, il n’y a plus que la mer. Vous voulez savoir où ? Allez, je crache le morceau : sur les falaises de Moher, en Irlande. Et tout au bout de la langue de Barbarie, au Senegal. Non désolée, la pointe du Raz, sous un soleil éclatant et en l’absence totale de vent, ne m’a pas impressionnée. C’est quand même un manque de bol incroyable, ça, d’aller dans l’endroit le plus venteux de France, le seul jour de l’année où même la frêle tige de la pâquerette ne plie pas….
 
Quant au message, on ne peut qu 'être daccord. Sauf si on est soi-même un dictateur sanguinaire, mais je vous rassure, ce 'est pas mon cas, et ce n'est même pas mon ambition. 

Ah, c'est que raconter une histoire, ce n’est pas simplement une activité de divertissement, le conte est chez Sepulveda  un moyen, un moyen de dénoncer, un moyen de s'engager. Ses contes à lui ont donc une morale, comme tous les contes, mais plutot que le respect de l'ordre établi, Un nom de torrero dénonce la société telle qu'elle existe, a existé, et existera. Voila, lire du Sepulveda, ce n’est pas simplement lire une histoire avant de dormir, car sous ses habits de roman, se cache un message fort, ici, la dénonciation de la dictature, des disparitions inexpliquées, des tortures jamais avouées, et l’oubli, qui est le prix à payer pour la démocratie.
Mardi 11 décembre 2007
Il y a un bouquin de science fiction, dont je ne me rapelle plus le nom ni l'auteur, qui nous raconte l'histoire d'eun des derniers hommes de la planète terre, ravagée par une catastrophe nucléaire. La fin est terrible, aussi noire et aussi géniale que celle de "la planète des singes" de P Boule : cet homme vient de tuer un ennemi, un monstre qui se prétendait homme, une aberration de la nature. Puis notre héros aperçois son reflet dans un miroir et l'auteur nous décrit ce qu'il distingue. Mais ce n'est pas un homme, c'est un monstre au patrimoine génétique dégénéré par les radiations. Et il vient de tuer un monstre qui ressemblait étrangement aux hommes d'aujourd'hui...

Bref, pourquoi je vous raconte ça? Je me perds dans les méandres de mes refexions écolo, une petite étude remettra les choses à plat :

Toujours dans le Monde ...


Compte rendu

Les leucémies infantiles plus fréquentes près des centrales nucléaires

LE MONDE | 11.12.07 | 15h14  •  Mis à jour le 11.12.07 | 15h14



Le risque de leucémie augmente de façon "statistiquement significative" chez les enfants vivant près des centrales nucléaires, selon une étude réalisée pour le compte de l'Office fédéral allemand de protection contre les rayonnements.

 

Cette étude, rendue publique le 8 décembre par le quotidien Süddeutsche Zeitung, a été réalisée par des chercheurs de l'université de Mayence à partir de données épidémiologiques couvrant la période 1980-2003. Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant grandi dans un rayon de 5 km autour de l'un des 16 réacteurs allemands, 37 cas de cancer du sang ont été répertoriés, au lieu des 17 attendus en rapportant la moyenne nationale à ces zones. Soit un surcroît de 117 %.

Plus la proximité avec une centrale est grande et plus le risque de cancer infantile est élevé, ajoute l'étude, qui précise que ce risque reste supérieur dans un périmètre de 50 km.

Ces résultats retiennent d'autant plus l'attention qu'ils tranchent avec la plupart des enquêtes déjà menées, dans plusieurs pays, sur ce sujet. "La majorité des études multi-sites ont conclu à une absence d'augmentation de la fréquence des leucémies au voisinage d'une installation nucléaire", souligne Dominique Laurier, expert en épidémiologie des rayonnements ionisants à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français.

INTERPRÉTATION DÉLICATE

 

Une corrélation statistique a pourtant été établie pour des sites nucléaires particuliers. En Angleterre, un doublement du risque de leucémie a été mis en évidence chez les enfants des employés de l'usine de retraitement de Sellafield.

En France, une incidence 6 fois supérieure à la "norme" a été observée, chez les enfants de 5 à 9 ans, dans un rayon de 10 km autour de l'usine de retraitement de La Hague (Manche).

L'interprétation de ces résultats reste délicate, un lien statistique ne signifiant pas un lien de causalité. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Celle d'une exposition du père à des rayonnements ionisants a été écartée. Celle du brassage de populations autour des grands chantiers nucléaires, favorisant la transmission de virus - certaines leucémies sont d'origine infectieuse - reste à démontrer. Les épidémiologistes invoquent aussi le "hasard" des agrégats statistiques.

De façon générale, observe Dominique Laurier, l'origine d'une leucémie reste le plus souvent inexpliquée : "Sur les quelque 450 cas infantiles déclarés chaque année en France, la cause est très peu souvent connue."

Cette étude relance en Allemagne le débat sur la sortie du nucléaire. Les Verts et le parti de gauche Die Linke, tous deux dans l'opposition, ont exigé une fermeture anticipée des centrales. Les unions chrétiennes CDU-CSU, favorables à un allongement de la durée d'activité des réacteurs nucléaires, ont mis en garde contre des conclusions trop hâtives. De même, le ministre de l'environnement, Sigmar Gabriel (SPD), s'est montré prudent. Il a annoncé qu'il allait faire procéder à un examen précis de ces résultats. Selon M. Gabriel, une augmentation du nombre de cancers chez les enfants ne peut pas être provoquée par la radioactivité issue d'une centrale.

En 2000, le précédent gouvernement SPD Verts avait décidé de mettre fin à l'activité des centrales d'ici à 2021. Faute d'avoir pu trouver un compromis, CDU-CSU et SPD, qui gouvernent ensemble depuis 2005, avaient convenu lors des négociations de coalition de ne pas toucher à cet accord.

Pierre Le Hir et Cécile Calla (à Berlin)



Oh, ben ça alors, moi qui croyais que les centrales nucléaires étaient innofensives? Surtout en France, ou tout de même, nous avons un des systèmes les plus sécurisés au monde grâce à Areva, une super société qui fait des super profits comme il se doit (enfin, je crois, en meme temps, je ne suis pas allée voir les comptes!), mais aussi du super travail. Et puis, elle investit certainement énormément dans l'écolo, comme Total n'est ce pas? Certainement qu'elle a également rendu obligatoire l'impression en recto verso pour éviter de tuer des arbres, en plus des enfants...
Mardi 11 décembre 2007
Vu dans le Monde aujourd'hui :

 

Un portable fil à la patte pour les jeunes japonais

LE MONDE | 11.12.07 | 16h20  •  Mis à jour le 11.12.07 | 16h20 


"T'es où fiston ? - En bas de la maison, maman. - Je déteste que tu me mentes." Les galopins japonais équipés du nouveau téléphone portable de Fujitsu n'ont plus qu'à bien se tenir. Cet appareil propose une localisation GPS. Fini pour eux les gentilles craques, les petits écarts de conduite, les pourtant si délicieux chemins des écoliers. Ils seront localisés au mètre près par leurs parents. Il existait déjà une doudoune avec GPS, mise sur le marché par le britannique Blade Runner. Ce téléphone, lui, est toutes saisons. Voilà les gamins avec un fil à la patte, comme un dérivé du bracelet électronique. Pour rassurer encore plus les parents, il est muni d'une alarme, que l'enfant peut déclencher si besoin : elle lance une sirène et des flashes, envoie un courriel à ses proches. Le petit dernier de Fujitsu se veut aussi utile. Son utilisateur aura accès à un livre d'images et à certains sites Internet "inoffensifs". Comme ceux qui reprennent les récentes études scientifiques déconseillant, par précaution, l'usage du téléphone portable par les enfants ?



B. C.
Article paru dans l'édition du 12.12.07.
 
 
blog religions sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus