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Images aléatoires

 
Dimanche 28 janvier 2007
Cashback
de Sean Ellis,  avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox  (2007)
Un très très bon film ! J’avoue, j’y suis allée pour l’affiche, qui m’avait interpellée. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, ce qui est rare car habituellement je connais l’histoire, els acteurs, et j’ai lu plein de critiques.
 
Bref, je partais dans l’inconnu et je n’ai pas été déçue du voyage. Ne vous fiez pas à l’affiche racoleuse, car elle ne symbolise pas du tout le film. Au contraire, poésie et esthétisme se mêlent, dans un scénario original auquel des acteurs inspirés [petite note : l’acteur principal, je viens de regarder où il a joué car il m’a semblé l’avoir déjà vu : bingo, Harry Potter les 2 derniers ! comme quoi, ne nous moquons pas des gens qui jouent dans des films pour mômes…] donnent vie très joliment. Voila, le mot est trouvé, tout est joli dans ce film. J’ai lu dans une critique une référence au très beau Garden State, et je suis tout à fait d’accord – même si Cashback n’atteint pas de tel sommet, sans doute par manque de maîtrise du jeune Sean Ellis, dont ça semble être le premier film. Je rajouterai pour ma part une petite pincée de Eternel Sunshine …allez, dans quelques années, nous aurons la un réalisateur de premier plan. Je luis souhaite toute la réussite de Michael Gondry et Zaff Braff !
Et en plus, ce qui rajoute encore au plaisir, on se paye de bonnes tranches de rigolade. Les deux copains du supermarché sont à mourir de rire, et l’arrivée de Mister kung fu donne lieu à une scène hilarante ! Très bête, mais hilarante tout de même.
 
Donc, si vous voulez passer un bon moment, si vous aimez les histoires d’amour originales, il est temps d’aller voir Cashback, chaudement recommandé par votre serviteuse !
par Mandy publié dans : Cinema
Lundi 18 décembre 2006

Deja vu

de Tony Scott,  avec Denzel Washington, Jim Caviezel  (2006)

 

 

N'y allez surtout pas !!!! Ce film se voulait un mélange de film d'action et de science fiction version voyage temporel. Pour l'action, je ne suis pas très calée et je n'ai pas énormément de références alors disons que ça llait, ya tout plein d'explosions, des poursuites en voiture, des terroristes, des morts, enfin tout ce qu'il faut.

Mais le reste...c'est une coquille vide...une histoire d'amour (evidemment, on est dans un film américain !) aussi peu crédible que celle de Star Wars 2 (MA référence d'histoire d'amour complètement foirée !).

Un scénario qui n'a aucune logique : pourtant je suis assez bonne spectatrice d'habitude, je ne relève jamais les incohérences, mais la, il y en a tellement, et tellement grosses, que l'on ne pouvait que les remarquer !! par exemple, le fille se fait asperger d'essence, puis toute la barque prend feu...mais pas elle ! Et la scène du petit papier, ils auraient pas pu se débrouiller pour qu'il arrive au bon moment? Avec toute leur technologie, ne me dites pas que ce genre de truc peut vraiment arriver !

Et puis bon, j'ai beau ne pas etre une scientifique, ne rien comprendre à l'espace temps, et adorer les bouquins de SF où je ne capte rien, tout ce verbiage sciento-technique destiné à faire passer cette chose impossible comme une fleur et bien, çane fonctionne pas, c'est raté, on n'y croit pas une seule seconde. Il ne suffit pas d'éblouir le spectateur en le perdant dans les détails inutiles !

En plus, tout ça, ce n'est jamais que du réchauffé...j'ai lu dans des critiques qui osaient comparer ce film à Minority report, mais je suis désolée, ni le scénraio (MR, c'est du Philippe K Dick tout de même !!), ni la réalisation, ni le jeu des acteurs (j'aime bien denzel Washington, seulement en flic ancien marine rongé pas la culpabilité et qui veut éviter la mort de qqn (pas de son cher son co-équipier bien sur, mais de la jolie jeune fille qu'il n'a jamais rencontrée !!), il est pas crédible. Pourtant, étant donné que des centaines d'acteurs ont déjà joué ce type de rôle, il aurait quand meme pu etre plus inspiré.. En tout cas, rien à voir avec Tom Cruise, que pourtant je déteste mais qui m'avait éblouie dans MR!)

Bref, une vraie daube, il y a lontemps que je n'avais pas autant détesté un film. Surtout qu'il dure 2h10 ! J'aurais été seule, je serais partie au bout d' 1/2h.

 

par Mandy publié dans : Cinema
Vendredi 15 décembre 2006
de Satoshi Kon, avec Megumi Hayashibara, Torû Furuya
 (2006)

Dans un futur proche, un scientifique obèse et génial invente un appareil pour enregistrer les rêves des patients. Invention qui va rapidement être détournée par des terroristes des rêves….Ce film multiplie les fausses pistes, brouille la réalité, enchaine les clins d’œil cinématographiques. C’est un délire visuel, qui reprend le thème du défilé de carnaval en le rendant de plus un plus inquiétant au fur et à mesure du film, tandis que la frontière entre  rêve et réalité s’estompe peu à peu et que le monde tourne en cauchemars. Freud aurait sans doute apprécié puisque le film aborde également le thème conscience / inconscient : ce serait bien notre inconscient qui s’exprimerait dans nos rêves par l’intermédiaire de symboles….et peut ainsi affleurer à l’état de veille….mais quand notre inconscient empiète sur la conscience, rien ne va plus ! Parce que ce n’est pas joli joli ce qui se trouve dans l’inconscient, alors quand il n’y a plus le vernis de la culture, de l’éducation, du savoir vivre en société, ce sont nos instincts profonds qui reprennent le dessus : pouvoir, sexe, domination, violence.
 
Deux petits bémols :
D’abord, le film se plait à nous perdre pour mieux nous scotcher sans doute, mais quel besoin y avait-il de tout expliquer ? Un peu plus de flou n’aurait pas nui.
Et ensuite, le scénario n’est pas suffisamment torturé et flippant, il n’explore pas assez la noirceur de l’humain et les recoins de notre esprit cachés, même à nous-mêmes, tant nous en avons peur – je pense que Perfect Blue, le précédent opus de Satoshi Kon, est dans ce sens mieux réussi. Mais bon, il serait injuste de dénigrer ce superbe film d’animation qu’est Paprika, sous prétexte que le réalisateur avait déjà pondu un chef d’ouvre !
 
Par contre, la poupée rouge qui revient à intervalle régulier hanter notre héroïne, quelle réussite ! Elle aurait pu être issue de mes propres cauchemars. Les poupées qui prennent vie, en voila encore un joli petit thème psy ! Décidément, si ce film n’est pas le premier à aborder toutes ces peurs enfouies dans notre subconscient, il le fait avec brio.
 
Bref, un film fortement conseillé à tous ceux qui apprécient les cauchemars éveillés. Mais je ne peux que vous inviter à regarder également Perfect Blue…et vous n’allez plus jamais vous faire confiance à vous-mêmes….
 

 

par Mandy publié dans : Cinema
Lundi 27 novembre 2006

Les Lumieres du faubourg (Laitakaupungin valot)

 

 

de Aki Kaurismäki, avec Janne Hyytiäinen, Maria Heiskanen

En deux mot : glauque et génial !

Dernier volet d’une trilogie dite « trilogie des perdants » (déjà, on sait qu’on ne vas pas voir une comédie…), les deux premiers étant « Au loin s’en vont les nuages » (thème du chômage - je n’ai pas vu ce film) et « l’homme sans passé » (thème des sans-abris – Film primé à Cannes en 2002 puisque l’actrice fétiche du réalisateur, kati Outinen, a reçu le prix d’interprétation féminine, et le film a également reçu le Grand prix du jury- récompense bien méritée selon moi!)

N.B : mieux vaut tard que jamais, je viens de me rendre compte que j'ai oublié de vous dire le thème de ce 3è volet : la solitude. Gai gai gai ....

Les films de ce réalisateur finlandais sont des chroniques modernes et tellement lucides sur la Finlande d’aujourd’hui, qui prennent l’allure de fables sociales sur la misère et l’exclusion. Tellement lucides, et pourtant étrangement optimistes malgré tout ! Le tout filmé avec une grande tendresse pour les relations humaines, visible à chaque scène. L’émotion dans l’absence d’émotion, la violence dans une simple esquisse, rien n’est dit mais pourtant tout est dit. Ce n’est pas clair ? Allez donc voir le film, vous comprendrez !

Mais si dans « l’homme sans passé » on riait aux notes d’humour burlesques qui parsèment le film, dans les Lumières du Faubourg, rien de drôle. A la fois plus sombre et plus humain, je ne conseillerais pas ce film à quiconque se sent un peu déprimé ! Parce qu’après ça, il n’y a plus qu’à se tirer une balle dans la tête…Point d’optimisme ici, le looser restera un looser pour toujours, et ce n’est pas d’un looser qui transcende sa condition et en ressort grandi malgré sa misère qu’il s’agit, mais d’un vrai pauvre type, à qui, on le sent dès le début, rien de bien ne pourra jamais arriver.

Les scènes se déroulent dans les faubourgs pauvres d’Helsinki, dans un décor glauque et métallique peuplé de paumés qui vaquent à leurs occupations, sans expression, silencieusement, comme des ombres, puis vont boire un verre, toujours seuls, et restent assis les yeux dans le vague. Affreux !

Point d’optimisme ai-je dit ? Sauf pour la dernière image du film, qui d’un coup rachète la petite vie si triste des protagonistes et donne un espoir, qui, ma foi, après 1h18 (c’est court, mais je vous assure que ça suffit amplement à ce film épuré pour vous donner le cafard !) de déprime dans cet univers glauquissime, vous redonne un peu de baume au cœur.

par Mandy publié dans : Cinema
Lundi 20 novembre 2006

Le Prestige

 

de Christopher Nolan, avec Hugh Jackman, Christian Bale

 

 

Un seul mot : Wahou !

Scotchée j’ai été, devant ce grand film !

 

Le sujet de ce film est  la rivalité entre deux magiciens dans le Londres victorien, The Professor (Borden) et The Geat Danton (Angier). Si le premier maitrise parfaitement les arcanes et secrets des tours de magie, le second n’a pas son pareil pour la mise en scène. Les deux sont donc parfaitement complémentaires, et s’ils avaient pu s’accorder ils auraient été fantastiques. Sauf que….ça n’est bien sur pas aussi simple, et d’un événement tragique provoqué par l’un deux va naitre une rivalité féroce qui tourne rapidement à l’obsession et à la haine. Le but ultime d’Angier, du point de vue duquel se place le film, va dès lors être de battre Borden à son propre jeu pour présenter le tour le plus fantastique possible et de le détruire. Et croyez moi, ces deux hommes ne sont pas des enfants de cœur….pas de trucages entre eux,  pas de tours de passe passe, sacrifices, espionnage, vol, jusqu’au meurtre, tout va y passer.

 

Jusqu’au dénouement final, ce film nous tient en haleine avec ces jeux machiavéliques, ces tiroirs qui s’ouvrent les uns après les autres révélant des secrets atroces, ces flash backs et ces deux acteurs formidables habités par leur personnages. Dailleurs j'ai du gout parce que ces 2 la je les adorait dejà avant :  Christian Bale pour mon film presque préféré « Velvet Goldmine », le film de SF fort intéressant « Equilibrium », le fantastique "The Machinist" (film ô combien génial et dérangeant!), et le très réussi dernier batman en date, « batman begins » ; Hugh Jackman, pour son rôle de Wolverine dans "X-men" (alors ça, j’adore j’adore j’adore ! demandez à Guigui, je l’ai saoulé pendant plusieurs mois avec mes griffes en adamentium) et plus récemment le « Scoop » de Woody Allen. La charmante apparition de l’actrice du moment, Scarlet Johanson, rajoute encore du piquant  et du sexy à ce chez d’œuvre.

 

Bref, si vous aimez les films à tiroir, courez-y ! Si vous aimez la magie et l’émerveillement, fuyez ! Parce qu’après avoir vu ça, vous comprenez vite que pour réussir un tour de magie, « il faut se salir les mains » et que ce n’est pas joli joli…

 

 

 

Un petit mot d’explication sur le titre (extrait Allocine):

 

 

 

« La promesse, le revirement, et le prestige «

Le titre, Le Prestige, renvoie dans le film au dernier acte d'un tour de magie. En effet, chaque tour de magie est composé de trois actes. Le premier acte "la promesse" présente au public une situation banale, le deuxième acte "le revirement" la situation de départ devient extraordinaire, et le dernier acte "le prestige", présente l'aspect le plus spectaculaire du tour. Michael Caine, qui interprète Cutter dans le film, explique : " c'est l'acte au cours duquel ont lieu rebondissements et coups de théâtre, où des vies sont en jeu et où se produit un événement spectaculaire qui vous clouera sur place ". »

 

 

 

Et alors la, le prestige voit réapparaitre quelqu’un que je n’attendais vraiment mais vraiment pas. En même temps, ceux qui me connaissant savent bien que je ne devine jamais rien dans les films….

par Mandy publié dans : Cinema
 
 
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