
de Tony Scott, avec Denzel Washington, Jim Caviezel (2006)

N'y allez surtout pas !!!! Ce film se voulait un mélange de film d'action et de science fiction version voyage temporel. Pour l'action, je ne suis pas très calée et je n'ai pas énormément de références alors disons que ça llait, ya tout plein d'explosions, des poursuites en voiture, des terroristes, des morts, enfin tout ce qu'il faut.
Mais le reste...c'est une coquille vide...une histoire d'amour (evidemment, on est dans un film américain !) aussi peu crédible que celle de Star Wars 2 (MA référence d'histoire d'amour complètement foirée !).
Un scénario qui n'a aucune logique : pourtant je suis assez bonne spectatrice d'habitude, je ne relève jamais les incohérences, mais la, il y en a tellement, et tellement grosses, que l'on ne pouvait que les remarquer !! par exemple, le fille se fait asperger d'essence, puis toute la barque prend feu...mais pas elle ! Et la scène du petit papier, ils auraient pas pu se débrouiller pour qu'il arrive au bon moment? Avec toute leur technologie, ne me dites pas que ce genre de truc peut vraiment arriver !
Et puis bon, j'ai beau ne pas etre une scientifique, ne rien comprendre à l'espace temps, et adorer les bouquins de SF où je ne capte rien, tout ce verbiage sciento-technique destiné à faire passer cette chose impossible comme une fleur et bien, çane fonctionne pas, c'est raté, on n'y croit pas une seule seconde. Il ne suffit pas d'éblouir le spectateur en le perdant dans les détails inutiles !
En plus, tout ça, ce n'est jamais que du réchauffé...j'ai lu dans des critiques qui osaient comparer ce film à Minority report, mais je suis désolée, ni le scénraio (MR, c'est du Philippe K Dick tout de même !!), ni la réalisation, ni le jeu des acteurs (j'aime bien denzel Washington, seulement en flic ancien marine rongé pas la culpabilité et qui veut éviter la mort de qqn (pas de son cher son co-équipier bien sur, mais de la jolie jeune fille qu'il n'a jamais rencontrée !!), il est pas crédible. Pourtant, étant donné que des centaines d'acteurs ont déjà joué ce type de rôle, il aurait quand meme pu etre plus inspiré.. En tout cas, rien à voir avec Tom Cruise, que pourtant je déteste mais qui m'avait éblouie dans MR!)
Bref, une vraie daube, il y a lontemps que je n'avais pas autant détesté un film. Surtout qu'il dure 2h10 ! J'aurais été seule, je serais partie au bout d' 1/2h.


Les Lumieres du faubourg (Laitakaupungin valot)
de Aki Kaurismäki, avec Janne Hyytiäinen, Maria Heiskanen

En deux mot : glauque et génial !
Dernier volet d’une trilogie dite « trilogie des perdants » (déjà, on sait qu’on ne vas pas voir une comédie…), les deux premiers étant « Au loin s’en vont les nuages » (thème du chômage - je n’ai pas vu ce film) et « l’homme sans passé » (thème des sans-abris – Film primé à Cannes en 2002 puisque l’actrice fétiche du réalisateur, kati Outinen, a reçu le prix d’interprétation féminine, et le film a également reçu le Grand prix du jury- récompense bien méritée selon moi!)
N.B : mieux vaut tard que jamais, je viens de me rendre compte que j'ai oublié de vous dire le thème de ce 3è volet : la solitude. Gai gai gai ....
Les films de ce réalisateur finlandais sont des chroniques modernes et tellement lucides sur la Finlande d’aujourd’hui, qui prennent l’allure de fables sociales sur la misère et l’exclusion. Tellement lucides, et pourtant étrangement optimistes malgré tout ! Le tout filmé avec une grande tendresse pour les relations humaines, visible à chaque scène. L’émotion dans l’absence d’émotion, la violence dans une simple esquisse, rien n’est dit mais pourtant tout est dit. Ce n’est pas clair ? Allez donc voir le film, vous comprendrez !
Mais si dans « l’homme sans passé » on riait aux notes d’humour burlesques qui parsèment le film, dans les Lumières du Faubourg, rien de drôle. A la fois plus sombre et plus humain, je ne conseillerais pas ce film à quiconque se sent un peu déprimé ! Parce qu’après ça, il n’y a plus qu’à se tirer une balle dans la tête…Point d’optimisme ici, le looser restera un looser pour toujours, et ce n’est pas d’un looser qui transcende sa condition et en ressort grandi malgré sa misère qu’il s’agit, mais d’un vrai pauvre type, à qui, on le sent dès le début, rien de bien ne pourra jamais arriver.
Les scènes se déroulent dans les faubourgs pauvres d’Helsinki, dans un décor glauque et métallique peuplé de paumés qui vaquent à leurs occupations, sans expression, silencieusement, comme des ombres, puis vont boire un verre, toujours seuls, et restent assis les yeux dans le vague. Affreux !
Point d’optimisme ai-je dit ? Sauf pour la dernière image du film, qui d’un coup rachète la petite vie si triste des protagonistes et donne un espoir, qui, ma foi, après 1h18 (c’est court, mais je vous assure que ça suffit amplement à ce film épuré pour vous donner le cafard !) de déprime dans cet univers glauquissime, vous redonne un peu de baume au cœur.
Le Prestige
de Christopher Nolan, avec Hugh Jackman, Christian Bale

Un seul mot : Wahou !
Scotchée j’ai été, devant ce grand film !
Le sujet de ce film est la rivalité entre deux magiciens dans le Londres victorien, The Professor (Borden) et The Geat Danton (Angier). Si le premier maitrise parfaitement les arcanes et secrets des tours de magie, le second n’a pas son pareil pour la mise en scène. Les deux sont donc parfaitement complémentaires, et s’ils avaient pu s’accorder ils auraient été fantastiques. Sauf que….ça n’est bien sur pas aussi simple, et d’un événement tragique provoqué par l’un deux va naitre une rivalité féroce qui tourne rapidement à l’obsession et à la haine. Le but ultime d’Angier, du point de vue duquel se place le film, va dès lors être de battre Borden à son propre jeu pour présenter le tour le plus fantastique possible et de le détruire. Et croyez moi, ces deux hommes ne sont pas des enfants de cœur….pas de trucages entre eux, pas de tours de passe passe, sacrifices, espionnage, vol, jusqu’au meurtre, tout va y passer.
Jusqu’au dénouement final, ce film nous tient en haleine avec ces jeux machiavéliques, ces tiroirs qui s’ouvrent les uns après les autres révélant des secrets atroces, ces flash backs et ces deux acteurs formidables habités par leur personnages. Dailleurs j'ai du gout parce que ces 2 la je les adorait dejà avant : Christian Bale pour mon film presque préféré « Velvet Goldmine », le film de SF fort intéressant « Equilibrium », le fantastique "The Machinist" (film ô combien génial et dérangeant!), et le très réussi dernier batman en date, « batman begins » ; Hugh Jackman, pour son rôle de Wolverine dans "X-men" (alors ça, j’adore j’adore j’adore ! demandez à Guigui, je l’ai saoulé pendant plusieurs mois avec mes griffes en adamentium) et plus récemment le « Scoop » de Woody Allen. La charmante apparition de l’actrice du moment, Scarlet Johanson, rajoute encore du piquant et du sexy à ce chez d’œuvre.
Bref, si vous aimez les films à tiroir, courez-y ! Si vous aimez la magie et l’émerveillement, fuyez ! Parce qu’après avoir vu ça, vous comprenez vite que pour réussir un tour de magie, « il faut se salir les mains » et que ce n’est pas joli joli…
Un petit mot d’explication sur le titre (extrait Allocine):
« La promesse, le revirement, et le prestige «
Le titre, Le Prestige, renvoie dans le film au dernier acte d'un tour de magie. En effet, chaque tour de magie est composé de trois actes. Le premier acte "la promesse" présente au public une situation banale, le deuxième acte "le revirement" la situation de départ devient extraordinaire, et le dernier acte "le prestige", présente l'aspect le plus spectaculaire du tour. Michael Caine, qui interprète Cutter dans le film, explique : " c'est l'acte au cours duquel ont lieu rebondissements et coups de théâtre, où des vies sont en jeu et où se produit un événement spectaculaire qui vous clouera sur place ". »
Et alors la, le prestige voit réapparaitre quelqu’un que je n’attendais vraiment mais vraiment pas. En même temps, ceux qui me connaissant savent bien que je ne devine jamais rien dans les films….