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Images aléatoires

 
Vendredi 6 avril 2007
 
de Claude Berri,  avec Audrey Tautou, Guillaume Canet  (2007)
L’histoire :
Une femme de ménage artiste, un cuistot qui adore sa grand-mère, la grand-mère Paulette qui refuse d’aller en maison de retraite, et un aristo bègue.
Le tout se mélange dans un gloubi glouba rose fluo.
 
Mon avis :
Vous l’avez peut être compris ? Je n’ai pas aimé ce film…Pourtant, je suis fleur bleue, j’adore les histoires d’amour, mais la, c’est complètement foiré. Pas un gramme d’émotion. Une scène finale, celle de la gare, qui aurait pu être magnifique mais tombe complètement à plat tant elle est prévisible. Même la relation de Camille avec la grand-mère m’a laissé indifférente. Des personnages secondaires caricaturaux (la mère de famille black par exemple !), des scènes caricaturales (tout est bien dans le meilleure des mondes lorsque le bouchon de champagne saute chez ToClean) et une Audrey Tautou squelettique et mièvre. Pourtant, j’ai toujours défendu cette actrice, mais la, me voila bien obligée de me mettre du coté de ses détracteurs tant son jeu laisse à désirer. Pour sa défense, elle n’a guère eu d’occasion de jouer librement tant ses scènes voulues par le scénario sont convenues et inconsistantes…
Reste Guillaume Canet, qu’au contraire j’ai souvent critiqué et qui remonte dans mon estime dans ce beau rôle d’écorché vif, une Paulette épatante (Françoise Bertin), et surtout, un aristo certes caricatural, mais pourtant très crédible interprété par un Laurent Stocker inconnu mais plein d’avenir ! J’adore quand il casse sa vaisselle arborant les armoiries de sa famille, très drôle ! Et St Antoine de Padoue !
 
Enfin bref, pour finir, je vais plutôt acheter le livre de Anne Cavalda. J’espère passer un meilleur moment.
 
 
par Mandy publié dans : Cinema
Mardi 27 février 2007
Lettres d'Iwo Jima  (Letters from Iwo Jima)
de Clint Eastwood,  avec Ken Watanabe, Kazunari Ninomiya  (2007)
 
 
 
Film de guerre. Où comment, par son génie de la stratégie militaire et par son cœur et son courage, un homme aux valeurs humanistes, le général Kurayashi (?), a transformé la défaite éclair programmée face à la déferlante américaine en une longue et héroïque résistance.
 
Les soldats envoyés à Iwo Jima savaient tous que leur chance de survie était quasi nulle, et que leur mort n’empêcherait même pas la défaite. Mais non, ces soldats n’étaient pas des kamikazes bornés et stupides au cerveau lavé par la propagande impérialiste, et non, ils ne mourraient pads d’envie de mourir pour leur patrie.
 
C’étaient des êtres humains désespérés, à qui ils ne restaient souvent que la défense de leur honneur comme seule lumière sur cette ile cauchemardesque. Ces hommes qui se savent voués à un destin tragique luttent pour leur patrie, pour leurs familles, ou pour leur honneur, et leur héroïsme pathétique rend plus cruelle encore la défaite japonaise. Il y a des grands hommes qui sont morts sur cette île, il y a aussi des hommes qui se sont sacrifiés, qui se sont fait seppuku par désespoir (et la scène des grenades est pour moi une des plus terribles du film….ces expressions criantes de vérité sur les visages des acteurs, quel jeu ! Epoustouflant), d’autres qui cherchaient avant tout à rester en vie pour retrouver leur famille. Mais tous, soldats japonais comme soldats américains, sont avant tous des êtres humains, avec leurs faiblesses, mais aussi avec toute leur grandeur.
 
Ça fait plaisir de voir un film qui n’a rien de manichéen, surtout en provenance des US où ce genre d’exercice est si rare…Il fallait bien mon cowboy préféré aux commandes pour réaliser ce grand, très grand film. Qui est le bienvenu en ces temps de guerre en Irak.
 
C’est quand même terrible la guerre, penser que tant gens sont morts (70 000 soldats US et 200 000 soldats jap) pour défendre et pour prendre une petite île complètement pelée et bien déprimante…où rien de pousse…où le sable est noir…
 
D’ailleurs, bien que tourné en couleurs, entre la fumée blanche des coups de feu, la fumée noire des bombes et de la roche qui explose, le sable noir et la poussière blanche qui recouvre tout, c’est au final du quasi noir et blanc que l’on voit. Cette unité de couleur renforce encore le coté magistral du film et l’esthétique effrayante des images de guerre. La violence et l’horreur sont omniprésentes, pourtant ce voile parvient à rendre cette boucherie moins crue : on n’est pas dans un tabloïd qui se repait des scènes morbides ici, mais dans un grand film humaniste, qui ne cache rien, mais a suffisamment à dire pour ne pas avoir à sortir le grand jeu des membres arrachés !
 
Contrairement à d’autres films sur la seconde guerre mondiale, l’absurdité de la guerre n’est pas « suggérée »par 200 litres d’hémoglobine rouge vif qui sort à gros bouillons de corps en miette, mais est dépeinte par le biais de ces lettres, écrites à leur famille par des soldats qui se savaient condamnés à mort, si poignantes et si tristes.
 
 
par Mandy publié dans : Cinema
Dimanche 25 février 2007
 
de David Lynch,  avec Laura Dern, Justin Theroux (2007)
 
 
Je viens de passer 3h au cinéma. Rien d’extraordinaire donc. Mais ces 3h, je ne les ai pas passé à regarder un film…je les ai passé à VIVRE un film. Et ça, c’est vraiment une expérience extraordinaire ! Merci Maître Lynch pour ce nouvel ovni du 7è art.
 
Donc vous avez sans doute compris : je suis allée voir le dernier opus de David Lynch, Inland Empire. Et tout ce que je peux dire, c’est que, disons, je n’ai pas compris un traître mot au film ! J’ai vécu un cauchemar, j’ai eu peur, j’ai été triste, stressée, puis joyeuse, puis effrayée, puis carrément terrorisée…puis heureuse de nouveau au générique….en tout cas, j’ai été complètement perdue et déroutée.
C’est bien simple, à coté de Inland Empire, Mulholand Drive et Lost Highway, c’est de la gnognote ! Même si mon intelligence médiocre ne m’a pas permis de comprendre ces films toute seule, reconnaissons qu’ils ont un sens. Une ligne conductrice.
Mais n’en cherchez pas dans Inland Empire ! Je ne suis pas sure qu’il y en ai une. En même temps, pour MD et LH j’étais sortie en étant persuadée d’avoir vu un film réalisé sous acide, et qu’il ne fallait donc pas chercher de sens à ce non-sens. Donc la, je blablate sur mes impressions à chaud, mais laissons les un peu mûrir : je vais beaucoup y réfléchir cette semaine, et peut etre que je commencerais à comprendre quelques trucs ?
Je pense toutefois qu’un tel film ne perd pas à ne pas être compris. Film dans le film, personnage dans les personnages, encore une fois, l’inconscient surgit dans la vie réelle pour la bouleverser et la transformer en délire à la Alice au Pays des merveilles,  avec des meurtres et des hurlements abominables, des portes qui s’ouvrent sur les sombres idées de notre subconscient, sur des appartements polonais ou des maisons bourgeoise, on bien des escaliers sordides, peuplés de prostituées effrayantes et effrayées, et d’hommes louches et tordus. Brr, un cauchemar je vous dis ! Dans lequel, même sans rien comprendre, on plonge corps et âme.
 
Quant aux acteurs, quelle performance ! Laura Dern est époustouflante.
 
Argh, je suis ébahie par l’intelligence des spectateurs : je viens de lire une critique géniale. Pour résumer, Inland Empire serait un film dénonçant la condition féminine, la traite des blanches, les pauvres filles d’Europe de l’Est à qui on fait miroiter les étoiles d’Hollywood et qui finissent en arpentant le boulevard des étoiles. Et les lapins en peluche à taille humaine aperçus dans le film serait une référence à  Playboy….Vraiment, je suis abasourdie, moi je n’avais absolument rien vu de tout ça ! Mais finalement, ça me semble relativement cohérent. J’avoue que les lapins, ça c’est sans doute le truc qui m’a le plus perturbée, je suis donc ravie d’avoir un avis sur leur présence. Moi j’avais vu ça comme une référence à un autre film bien délirant, un des films qui me fait le plus flipper (c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai jamais réussi à le voir encore, mais je vais remédier à ça dès que Guigui rentre) : il s’agit de Donnie Darko. Vous voyez son ami imaginaire Frank, le lapin en métal ? Il me terrorise… Rien que de l’imaginer, j’en ai des frissons….
 
Pour résumer, si vous aimez David Lynch, si vous aimez les trucs bizarres, si vous voulez vivre une expérience cinématographique unique, je vous conseille de vous rendre d’urgences dans votre salle de cine préférée !
 
par Mandy publié dans : Cinema
Jeudi 8 février 2007
L'Incroyable destin de Harold Crick  (Stranger Than Fiction)
 
de Marc Forster,  avec Will Ferrell, Emma Thompson (2007)
 
 
Alors, une croix pour une tragédie, deux pour une comédie….
Harold Crick, ou l’histoire d’un agent du fisc qui compte le nombre de passage de haut en bas de sa brosse à dent de façon à arriver au nombre fatidique de 72 coups de brosse, après quoi il pourra estimer que ses dents sont propres. Voila qui résume la vie de notre héros.
Dieu merci, son histoire passe par la plume d’un écrivain de talent. Qui malheureusement pour Harold, a la particularité de faire systématiquement mourir ses héros à la fin. L’histoire de Harold sera son chef d’œuvre. Sauf si….sauf si….
Alors Harold va dans le désordre apprendre la guitare, faire plaisir à son ami, avoir des rêves, tomber amoureux, gouter un cookie maison, prendre des vacances, effectuer le contrôle fiscal d’une boulangère. Vivre quoi ! Et la vie, c’est quand même chouette non ?
Mais lorsque notre destin est contrôlé, par un dieu ou un autre personnage puissant, ça s’appelle une tragédie.
 
En résumé donc, petit film assez ambitieux, au scénario recherché et astucieux, aux dialogues amusants et au casting très bien trouvé. Je ne connais pas l’acteur principal Will Ferrel, mais Maggie Gylenhall j’adore (et ne peux que vous conseiller l’excellent « la secrétaire », tendre histoire d’amour hors norme entre – stop ! Je n’en dis pas plus, mais c’est à voir !). Quant à la bonne surprise, c’est Emma Thomson, qu’ dire vrai je n’ai jamais appréciés car je la trouvais trop plate. En écrivain dépressif, elle est excellente ! Quant à Dustin Hoffman, il est très drôle et je n’en attendais pas moins de lui. En plus, son rôle de maitre nageur lui va à ravir.
Bref, un très bon film, très original et bien trouvé, et qui a le mérite de mettre tout le monde de bonne humeur et de rappeler le bon gout d’un cookie maison. Du coup, je regrette de n’en avoir jamais mangé…je crois que je vais chercher la recette sur internet, tout ça m’a mis en appétit !
 
par Mandy publié dans : Cinema
Lundi 29 janvier 2007

Critique de film

Pars vite et reviens tard
de Régis Wargnier, avec José Garcia, Lucas Belvaux (2007)
Bon film ! Acteurs impeccables, surtout Adamsberg parfaitement incarné par José Garcia (vraiment, je ne l’aurais pas imaginé autrement ! le physique, les postures et attitudes, superbe) et Michel Serrault, que pourtant je n’aime pas, en Decambrais (par contre petit bémol pour Marie Gillain – non qu’elle joue mal, mais son histoire est trop survolée dans le film, on la comprends mal et du coup son avant-dernière scène avec Decambrais arrive un peu comme un cheveu sur la soupe…dommage, ce personnage aurait pu être traité plus en profondeur), bon scénar, bonne réalisation, bref rien à dire….sauf que….sauf qu’ils m’ont tout changé !
 
Déjà, le crieur est sensé exercer place Edgard Quinet, soit à 2 pas de chez moi, ce qui avait grandement rajouté au charme du bouquin de Fred Vargas. Et là, ils l’ont mis près de Beaubourg ! D’accord, c’est plus connu que Edgard Quinet, les provinciaux reconnaitront sans doute mieux, mais quand même je suis déçue.
 
Ensuite, les motifs des meurtres : rien à voir ! Dans le livre c’était bien plus tragique et triste, le film c’est du classique vu et revu, même si ça tient la route.
 
Enfin, et la je suis EXtremement déçue sur ce point, mon médiéviste ! Ils ont osé l’appeler Jérôme, non mais je rêve, son nom c’est Marc pas Jérôme !!! Et puis il est fin, pas très grand, beau, s’habille tout en noir avec des trucs en argent, bref il a un look ! Là ils ont pris un grand mec baraqué, lui ont passé un de ces blousons d’équitation beaucoup porté vers Versailles, et l’ont mis dans un chantier archéologique pour qu’on comprenne bien. Mais ce n’est pas du tout ça, ah vraiment quelle tristesse ! Pour moi qui suis une fan de Marc c’est catastrophique de nous avoir mis un parfait inconnu à la place de mon médiéviste préféré….
 
Enfin, si Paris est superbement filmé, l’atmosphère sombre et stressante du bouquin est mal rendue. On n’appréhende pas bien la panique causée par la peste : il ne suffit pas de montrer des filles d’attente aux pharmacies et des gens portant des masques ! Et puis aussi, l’histoire de Camille et Adamsberg, que vient elle faire la ? Soit on la traité, mais dans ce cas on ne se contente pas de citer Camille 2 ou 3 fois, soit on l’oublie car ce n’est pas fondamental pour l’intrigue.
 
Bref, pour conclure je dirais que c’est un bon polar, en tout cas dans la première moitié du film. Malheureusement il s’étiole un peu par la suite. José Garcia est très bon, Michel Serrault aussi. Mais surtout, n’y allez pas si vous avez lu « pars vite et reviens tard », vous ne pourrez qu’être désappointé.
par Mandy publié dans : Cinema
 
 
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